Le Japonais #3 – Comment lire le japonais que j’écris ?

Ça fait un bout de temps que j’aurais du écrire cet article mais bon, je me suis toujours dis que vous ne trouveriez pas ça pas très intéressant. Mais plus ça va et plus je me dis que ce serait quand même mieux si vous saviez lire et donc parler correctement le japonais que j’écris dans chacun de mes articles. Si je prends le dernier et que vous me parlez de “Pic à chut, t’es ri ou assez y chut?” quand vous lisez “Pikachu, Tairyou Hassei Chu!”, on va pas se comprendre ! Du coup, c’est un peu un article d’aide à la lecture et la prononciation. Je vais couvrir toute la prononciation et ça va pas être très long vu qu’en tant que Français, on a un panel de sons plus développé qu’un Japonais, vous n’avez besoin d’apprendre presque aucun son pour parler un japonais correct. Ce qui est quand même la classe et c’est pas donné à tout le monde, notamment les américains. Il faut quand même que vous compreniez que la “leçon” suivante n’est pas parfaite et que j’ai essayé de trouver des mots qui ressemblaient un maximum mais qui sont pas toujours exactement corrects. J’ai aussi ajouté une lecture automatique des mots et syllabes que je présente. Cette dernière est une lecture automatique. J’insiste bien là dessus, c’est une bonne base mais ce n’est pas de très bonne qualité parfois. J’espère quand même que ça vous sera utile !

Pour commencer, on appelle le japonais écrit avec des lettres romaines ローマ字 “roumaji” : les “caractères (ji) romains (rouma)”. Le japonais se lit comme il s’écrit. Il faut savoir qu’il y a plusieurs standards du système de romanisation et que celui que je préfère et utilise le plus est le système Hepburn traditionnel. J’ai utilisé de temps en temps le système moderne je crois mais il est un peu plus embêtant à écrire car il ajoute un type d’accent que l’on n’a pas en français. Du coup je reste sur le traditionnel mais je montrerai un ou deux exemples du moderne dans cet article. En ce qui concerne la prononciation en elle même et contrairement au français (ou à l’anglais), toutes les lettres se prononcent et elles se prononcent tout le temps de la même façon. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de lettres qui ont plusieurs sons (sauf deux exceptions que je vais expliquer) et ça veut aussi dire que si deux mots ont la même prononciation, ils s’écriront en romaji de la même manière. Aussi, il faut savoir que les consonnes n’existent pas seules en japonais, il n’y a jamais de consonnes muettes… sauf le “n”. C’est la seule consonne que vous verrez non suivie d’une voyelle de temps en temps. Sinon, les mots se terminent forcement par une voyelle. Et c’est normal, nous n’avons pas affaire à un alphabet mais à un syllabaire. Bon, trêve de bavardages, commençons par le son des voyelles.

Il existe 5 sons standards auxquels on ajoute la variation du “y”. Les voyelles sont donc a, i, u, e et o. Au fait, cet ordre est celui des japonais, pas le mien. Les sons “a”, “i” et “o” sont les mêmes qu’en français, pas de variation. Le “e” est en fait un “é” comme dans été. Le “u” est le plus compliqué. Sa prononciation est un “ou” comme dans “choux” mais très légèrement prononcé comme si vous disiez un “u” donc la bouche légèrement plus aplatie. Mais le “ou” normal passe très bien hein, c’est du chipotage. Du coup, si j’écris a, i, u, e et o, vous devez dire en français “a, i, ou, é, o”.

Parlons maintenant des consonnes : k, s (+ z), t (+ d), n, h (+ b et p), m, y, r et w. Voyons rapidement en détail les faciles réguliers.

“k” se prononcera toujours comme un k, un c “dure” ou “qu” en français et les 5 premières syllabes ressemblent à : car, kiwi, courge, Quebec, cote.

“n” c’est pareil qu’en français : nature, nitro, nounou, néné, nono (le petit robot).

“m” aussi : maman, mignon, moule, mémé, mot.

“b” est un accent de “h” (oui, je sais, c’est bizarre) que l’on voit après mais est aussi très simple : bateau, bite (d’amarage), boulet, bébé, bobo.

“p” est un autre accent de “h” : papa, pitre, poulet, pépé, peau.

“r” est légèrement différent. C’est en fait un mixe entre le “l” et le “r”. C’est le seul son un peu différent. C’est comme si vous disiez “L” en pensant “R”. Parce que c’est quand même super proche du “L”, gardez en tête “L”. Pensez à un accent japonais. Si vous avez déjà vu des Japonais essayer de parler français, vous savez qu’il ne savent pas dire le “r” français. Y a une raison : ils n’ont jamais appris. Du coup pour les équivalences, je vous donne ces mots, mais pensez à rajouter un peu de “r” dans votre “l” : latence, litron (de rouge), loupe, légo, lot.

Alors pour les autres lettres, il y a quelques exceptions.

Pour le “s”, ce sera toujours comme si vous mettiez “ss” devant une voyelle sauf pour “i”. Il connaissent pas “si”, genre pas du tout, ils ont vraiment du mal à faire ce son. Le leur, c’est “shi”. Du coup ça s’écrit : sa, shi, su, se, so et ça se lit comme dans : sarbacane, chimère, source, séjour, sot. J’enchaîne sur le “z” qui est un “s” avec un accent et qui se prononce comme notre z ou le s seul précédé d’une voyelle. Mais comme pour le “i”, ils ont un problème et moi aussi pour le coup parce que le shi se transforme en “dji” et s’écris d’ailleurs “ji”. Il se prononce comme Djokovic mais avec un i. On va le renommer Djikovic. Du coup ça s’écrit : za, ji, zu, ze, zo et se prononce “genre” : zamour, Djikovic, zouk, zébulon, zoreilles. Petite précision : zouk serait plutôt “dzouk”. On ajoute un tout petit son “d” devant le “z” pour ce son en particulier. C’est expliqué un peu plus bas. Pour la petite histoire, le héros de Final Fantasy IX se prénomme “Jidane” (écrit Djidane dans la version française) tout simplement en hommage au célèbre joueur de foot Jinejine Jidane.

Pour “t”, voici les premières syllabes équivalentes : table, cheese, tsunami, tétine, toc. Donc non, y a pas vraiment de mot en français pour le t + i. Déjà, il s’écrit différemment : “chi” et il se prononce comme “cheese” en anglais. Pareil, les japonais ne savent pas faire t + u, il font “tsu”. Du coup, les sons avec t s’écrivent : ta, chi, tsu, te, to. Le “d” est au “t” ce que le “z” est au “s” : un accent. Du coup, c’est le même problème que pour “t”: “da”, “de”, “do”, pas de soucis. Par contre “chi” se transforme en “ji” et tsu se transforme en “zu”. Alors je vous vois venir avec vos grands chevaux : “Ahh mais Bolbo, tu peux pas nous faire ça ! On les a déjà ceux là!”. C’est pas faux. Et vous les avez tellement qu’en fait, ils se prononcent de la même manière. La seule différence est écrite en japonais et certains mots utiliseront l’un ou l’autre, c’est un truc qu’il faut apprendre. Mais du coup, vous vous en fichez vous, ça vous fait moins de son différents à lire. Et c’est aussi la raison pour laquelle on ajoute un petit “d” dans le son de “ji” et “zu”. Enfin, la variation “d” devient donc : da, zi, zu, de, do et se prononce : dalle, Djinedjine Djidane, zouk, dédain, domino.

Pour “h”, c’est comme un h bien expiré pour tous les sons sauf “u” qui devient plus un “fu” parce que c’est le son que l’on fait presque naturellement quand on veut faire un “u” expiré en commençant par souffle avant le son. Du coup ça donne : harmonie, hideux, foutaise, haie, homo.

Pour “w”, on ne l’utilise qu’avec a et o pour donner wa, et wo, et ça se prononce comme dans les mots en “français” : wapiti et wolwerine (et pas vapiti et volverine hein). C’est tout !

Y n’est pas une consonne mais c’est une composante de syllabe pour les japonais. Par contre on ne l’associe pas avec i et e, seulement avec a, u et o. Du coup, ça donne ya, yu et yo et on peut les lire comme ça s’écrit en français : yabon, youkoulélémaguitar et chambourcie (ça se voit que je craque?). La spécificité de ces syllabes c’est qu’elles peuvent s’ajouter à toutes les syllabes en “i” pour en faire de nouvelles. Exemple “ki” + “ya” = “kya” comme dans Chiara. Mais comme c’est super simple, je vais juste donner les pièges qui sont : shi, chi et ji. Pour ceux-ci, on enlève complètement le “y” et forme donc “sha”, “cha” et “ja”; “shu”, “chu” et “ju” et enfin “sho”, “cho” et “jo”. On les prononce comme dans : chat, tchatche, japon; choux, tchousse et djujitsu; chaud, a t’cho bon dimanche et Djokovic (le vrai cette fois).

On a presque fini ! Courage ! Gambatte ! D’ailleurs ce mot comporte deux choses qui nous manquent : le “m” est en fait le “n” mais devant les b, p ou m, il devient “m”… comme en français ! Le double “t” est en fait ce qui symbolise une consonne allongée. On peut l’utiliser avec tout sauf les sons commençant par “n” vu qu’on utilisera vraiment la consonne “n” pour ce cas. Mais comment ça se prononce du coup ? Et bien comme si le mot finissais par consonne + e en français. Par exemple “gambatte”, on prononce comme “gan” + “batte de baseball” + “thé” : “gan batte thé”.

La dernière règle est la voyelle allongée. Toutes les voyelles peuvent être allongées, il suffit de doubler la voyelle…. ou presque ! Il y a deux exceptions importantes et je pense que ce point est probablement celui qui fait faire le plus de fautes. Le “e” et le “o” ne se doublent pas. Pour être doublées ces lettres doivent être suivies respectivement par “i” et “u”. Je sais, c’est bizarre, mais c’est parce qu’ils l’écrivent comme ça. Vous connaissez probablement le mot “arigatou” qui veut dire merci. Il commence bien comme “aligator” mais ne finit pas par “où”. Il se lit “aligateau” avec le “o” légèrement allongé. Pour savoir de combien vous devez l’allonger, c’est très simple, toutes les “syllabes” en japonais doivent avoir le même temps, comme si toutes les notes d’une partition étaient des noires. Les voyelles allongées sont des blanches, elles prennent deux fois plus de temps. Autre exemple pour le “e”, le mot “sensei” qui veut dire “maitre”. Il se prononce comme sénateur + c’est, c’est, c’est, c’est l’hymène : sen-c’est.

Voilà ! Si vraiment vous devez vous rappeler de quelque chose je pense que c’est le dernier paragraphe et le fait que les voyelles se prononcent seules sauf avec “y”. C’est là qu’on voit souvent des problèmes de prononciation. D’ailleurs qu’est-ce que ça donne du coup avec “Pikachu, Tairyou Hassei Chu!” ? Si je devais le retranscrire en français, j’écrirais “pikatchou, ta irio- hassessé- tchou”.

C’était un peu long mais j’espère que les exemples audio ont un peu aidé. Si vous avez des questions ou remarques n’hésitez-pas ! Si vous trouvez ce genre d’articles complètement inutiles, faites-le moi savoir aussi !

4 réflexions au sujet de « Le Japonais #3 – Comment lire le japonais que j’écris ? »

  1. =D
    Pour Chambourcie (tu m’as bien fait marrer avec celui-là ^^ ), y’a Yoplait éventuellement comme exemple. Ou ion mais c’est pas pareil. Ou le milieu de Toyota mais c’est pas le début. Bref, on en manque en français =p

    Et c’est parce que le “shi” remplace le “si” que les Japonais n’ont jamais de soucis, que des sushis.

    Je suis déjà sorti, y’a pas de quoi.

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